Il était une fois Alta Ripa
Un peu d’histoire….
Notre petit patrimoine ou patrimoine vernaculaire se définit par l’ensemble des constructions ayant eu, dans le passé, un usage dans la vie de tous les jours. Les communs, les croix de chemin, croix rurales, chapelles, …
Ce petit patrimoine existe dans tous les villages, les bourgs, souvent épargnés par la modernisation de la société. Il est important pour mieux comprendre notre passé.
Si nous souhaitons le conserver, il a besoin d’être protégé, car la perte du patrimoine est la perte d’une part de notre identité. Notre regard sur le passé et sur l’avenir détermine les choix de transmission que nous faisons aux générations futures.
Nous retrouvons ici les traces de ce patrimoine culturel, architectural ou historique, au travers des sources thermales, des différents monuments, croix, domaines,…
Les origines...
Depuis Alta Ripa mentionné au 14ème siècle, l’orthographe du nom a varié, on trouve Auterive, Autrive (carte de Cassini), Hautrerirve au 12ème siècle, Haute-rive en 1778, Autherive sous l’an II (1793), puis en 1801 (Bulletin des lois).
Il est fait également mention de Hauterive-lès-Vichy en 1844.
Au début du 20ème siècle, on écrit Hauterive, forme qui ensuite ne variera plus.
Sous l’Ancien Régime, le 11ème ou le 12ème, ont vu la construction probable de l’église romane dédiée à Saint-Pierre.
Au Moyen-Age, les populations installées au bord du fleuve se fédèrent autour de la nouvelle église. Les communautés familiales qui s’installent à la fin du 12ème siècle défrichent alors la vallée et les rebords du plateau.
14ème au 18ème siècle
Au 14ème siècle, il est fait mention de l’Ecclesia de Alta Ripa dont le présentateur est le Chapitre de la cathédrale de Clermont. Champ Guérin, Les Husseaux et le Grand-Domaine deviennent seigneuries à la fin du 15ème siècle.
Au 16ème siècle, en 1569, Nicolas de Nicolay, géographe du Roi, cite Hauterive, paroisse sur Allier.
Dans les registres paroissiaux (1657-1792) sont mentionnés, résidant dans la paroisse, un gendarme de la garde du Roi, un fermier général de la seigneurie et duché voisin de Randan, un capitaine des Gabelles, une sage-femme, le fermier du Prieuré de Fontsalive (1719), le fermier du domaine des Favards appartenant aux Célestins de Vichy (1726) et différents marchands et artisans, voiturier par eau, hôtelier, tisserand, charpentier, maréchal, tonnelier…
A l’époque révolutionnaire les biens de l’église et du domaine des Favards sont vendus.
A partir du 19ème siècle
Au 19ème, les 3 châteaux, existant encore de nos jours sur la commune, sont construits. Il s’agit des Cours, du Grand Domaine, et des Husseaux.
L’église paroissiale Saint-Pierre est reconstruite, à l’exception du clocher conservé de l’ancienne église avec un nouveau « patron » de l’église neuve qui devient Saint-Louis.
La fin mai début juin 1856 est marquée en France par une crue d’une ampleur exceptionnelle et brutale des grands fleuves français. La crue de 1856 est considérée encore aujourd’hui comme une crue de référence. Face à l’ampleur des dégâts occasionnés, Napoléon III entreprend un voyage exceptionnel pour soutenir les sinistrés. Vichy fut souvent victime des fureurs de l’Allier en temps d’inondations. Pour prévenir le retour de semblables désastres, on construisit une longue digue qui protège toute la ville. Pour Hauterive, des crédits seront débloqués pour endiguer la rivière Allier, quelques vestiges subsistent encore aujourd’hui.
Le 20ème siècle, en 1924, voit la construction de la gare et de la ligne PLM (Paris Lyon Méditerranée) et du pont franchissant l’Allier entre Hauterive et Abrest, construit à partir de 1921.
1940-1945, la proximité de Vichy où est replié le Gouvernement Français de Philippe Pétain, vaut au château des Cours d’être affecté à des services du Ministère de la guerre ; la même époque voit la fin de l’exploitation des eaux minérales, qui entraîne la disparition de nombreux édifices.
