Château des Husseaux

Le Château des Husseaux est une propriété privée qui ne se visite pas.

Le Château des Husseaux ne figure pas sur le cadastre avant 1856, date à laquelle il est dit achevé, dans un domaine agricole mentionné comme ferme sur la carte de Cassini. Le château semble avoir, dès sa construction, appartenu au marquis de Bouillé, mais fait comte en 1760, celui-ci délaisse les Husseaux pour Rilhat. Les Sainsbut de Garennes sont propriétaires du château qu’ils habitent encore en 1906. Madame de Sainsbut des Garennes a laissé la propriété des Husseaux à la famille Girardon en 1971.

Plusieurs propriétaires se sont succédés depuis la mention de la ferme. On retrouve la descendante du dernier propriétaire sous l’Ancien Régime, Françoise de Trochereau (issue de la lignée Trochereau – Moulins, Verneuil en Bourbonnais). Son oncle Claude Sébastien Trochereau de Boullay a été maire d’Hauterive de 1800 à 1806.
De son mariage avec Philippe Charles de Sainsbut des Garennes, son fils aîné, Jean François dit Auguste s’unit à Marguerite Perpétue Marie Bérault des Billiers. Malheureusement sans enfant, à son décès, les Husseaux passent à son frère cadet, Jean dit Francisque et à son épouse Louise Camille Bérault des Billiers (les deux frères étaient mariés aux deux soeurs). Leur fils Marie Charles Antoine Médéric de Sainsbut des Garennes épouse Caroline Augustine Hélène Desmanèches et hérite du domaine.
Leur fils François Xavier décède à sa naissance et ils lèguent les Husseaux à leur nièce Marie Lezaud à la condition qu’elle entretienne l’école religieuse de la commune.
Elle épouse Pierre Louis Girardon, général de brigade.

Le Château, après 1856, s’est enrichi de la création d’un parc et d’un étang, les deux maisons en rez-de-chaussée au sud-ouest du château sont en pisé, matériau que l’on retrouve aussi partiellement et irrégulièrement sur les façades latérales de la grande grange-étable au sud-ouest. Le corps de logis principal est constitué de deux espaces rectangulaires avec formes emboîtées, à deux niveaux et niveau de comble, épaulés en pignon par des pavillons de pieds carrés. Les ouvertures ont suivi l’ordonnancement classique, rythmé au centre de la façade par un avant-corps. Celui-ci, de forme rectangulaire, se termine par une terrasse entourée d’une balustrade de pierre.

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